samedi, février 18, 2012

Pierre Missioux, le directeur de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) d’Île-de-France, appelle les acteurs publics à se mobiliser pour une relance de l’agriculture périurbaine.

Agriculture Pour recréer une ceinture agricole autour de Paris Pierre Missioux, le directeur de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) d’Île-de-France, appelle les acteurs publics à se mobiliser pour une relance de l’agriculture périurbaine. Interview bonus du journal n°39. À Flins et aux Mureaux (78), la défense des espaces agricoles s’est imposée grâce à l’intervention d’acteurs publics en faveur du foncier, mais aussi parce qu’il existait « des porteurs de projet économiquement viables ». Photo : © Rafaël Trapet/Aleph/Picturetank. Quelles sont les principales menaces qui pèsent sur le foncier agricole ? Pierre Missioux : Chaque année, 1.500 hectares de terres agricoles disparaissent au profit de l’urbanisation en Île-de-France. Le phénomène reste important, mais il s’est nettement ralenti par rapport aux années 1970 et 1980. Depuis, elle se ralentit, ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions françaises. Les causes sont connues : le logement, les zones d’activité et notamment les parcs logistiques, les infrastructures, les extractions de sables et les stockages de déchets. Pour inverser la tendance, l’Île-de-France dispose toutefois d’outils, comme le Schéma directeur d’aménagement régional (NDLR : la feuille de route de la Région en matière d’aménagement de son territoire sur 20 ans). C’est une vraie tentative de coordination et beaucoup de régions françaises pourraient nous l’envier. Ce mouvement est-il inéluctable ? PM : On assiste actuellement à une prise de conscience. Urbanistes, architectes, élus… Tout le monde plaide désormais pour préserver des terres agricoles en périphérie des villes. C’est très récent. Et les premiers résultats sont au rendez-vous. Avec la Chambre d’agriculture d’Île-de-France, la Safer a proposé la création d’un pôle maraîcher biologique sur 80 hectares dans le cadre de la reconversion de la base aérienne de Brétigny-sur-Orge (91). Mais il faudrait que tous les acteurs publics participent à ce mouvement, deviennent de « bons élèves » et passent à l’acte. Malgré les lois de décentralisation, l’État joue encore un rôle incontournable dans l’aménagement du territoire francilien. Il plaide, dans les textes, pour la préservation des espaces agricoles. Sur le terrain, la traduction n’est pas toujours au rendez-vous. Mais peut-on développer des activités, construire des logements et des infrastructures, sans toucher aux espaces agricoles ? PM : En matière de construction de logements, la priorité doit être donnée à la densification des villes, pour limiter au maximum l’étalement urbain. Quant aux zones d’activités, il faudrait étudier dans le détail le nombre d’emplois réellement créés. Bien souvent, les communes se livrent à une concurrence sans merci pour attirer les entreprises. On assiste alors à des déménagements de sociétés d’un site à l’autre. On le voit très nettement dans le secteur de Roissy (95)… Comment expliquez-vous que la métropole parisienne ait conservé des liens encore forts avec son passé agricole ? PM : La France demeure un grand pays agricole. Et Paris a maintenu ce lien étroit avec l’agriculture. Après tout, le dernier bœuf a été tué aux abattoirs de la Villette en 1974. Ce n’est pas si vieux. Par ailleurs, la capitale bénéficiait de la présence d’une « ceinture verte » qui avait pour mission de nourrir les Parisiens. Elle est en lambeaux aujourd’hui ! C’est un paradoxe, car nous assistons depuis quelques années à un mouvement de fond, à un besoin de recréer des liens de proximité entre les consommateurs et les producteurs. On le voit avec le succès des Amap (NDLR : Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) à Paris. Il faut donc recréer, reconstituer cette ceinture maraîchère. La mission de l’Agence des espaces verts en est l’un des promoteurs. C’est un vrai défi. D’autant que l’enjeu n’est pas uniquement foncier. Naturellement, il faut intervenir pour préserver des terres, comme cela a été fait à Flins et aux Mureaux (78). Mais il faut aussi des porteurs de projets économiquement viables, des candidats à l’installation suffisamment solides. À Coubron (93), le foncier était là, mais il a fallu deux ans pour trouver un agriculteur ! Comment expliquez-vous cette absence de porteurs de projets ? PM : L’agriculture périurbaine présente des avantages certains : vous êtes en contact direct avec un bassin de plusieurs millions de consommateurs. Cela explique, par exemple, l’importance de la vente directe sur les exploitations franciliennes. Mais elle a ses contraintes. L’agriculture spécialisée se retrouve hors du champ de la politique agricole commune. Or elle rencontre des difficultés spécifiques, des surcoûts conséquents. Il n’est donc pas étonnant de voir des chambres d’agriculture militer pour la reconnaissance de ce handicap, comme cela a été fait et obtenu pour l’agriculture de montagne ! Enfin, la baisse constante du nombre d’exploitations et de la surface agricole dans la région a des conséquences qui peuvent être déconcertantes. S’installer en tant qu’éleveur dans les Yvelines, ce n’est pas facile quand vous n’avez pas quasiment plus d’abattoirs en Île-de-France et qu’il vous faudra assurer le transport de vos animaux dans l’Orne !

jeudi, janvier 26, 2012

Georges Plassat : un forezien,lycéen à Moulins ( Saint-Gilles) à la tête de Carrefour

Georges Plassat, pressenti depuis plusieurs mois pour remplacer Lars Olofsson à la tête du numéro deux mondial de la distribution Carrefour, doit être nommé "au plus tard dans le courant de la semaine prochaine", "voire dans les 48 heures", ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier."Si tout est réglé financièrement dans les 48 heures, la nomination de Georges Plassat va être annoncée au plus tard courant de semaine prochaine", a assuré l'une de ces sources.


Georges Plassat va prendre la tête de Carrefour

L'Expansion.com avec AFP - publié le 26/01/2012 à 12:35


Carrefour a été secoué par un mouvement social concernat son style de management...Georges Plassat  va t il impulser une nouvelle dynamique manageriale...dans ce monde si concurrentiel. ?

lundi, janvier 23, 2012

Exclusif Diaspora bourbonnaise>>>>Born in Montluçon (2) Fitz and the Tantrum

L’histoire est assez incroyable: Michael Fitzpatrick, un garçon né à Montluçon dans l’Allier, d’une mère française et d’un père irlando-américain. Très vite la famille s’installe à Los Angeles, et le petit Fitz tombe accroc à la soul music qu’il écoute à la radio, sur la route de l’école. Quelques années (et quelques ruptures) plus tard, le voilà à la tête d’une bande d’amoureux des 60’s, réunis par leur passion musicale.
...
http://www.salutleshits.com/fitz&thetantrums_moneygrabber.html
 

samedi, janvier 21, 2012

In memoriam ,un metteur en scène pour René Fallet :Jean -Louis Bertrand

Jean-Louis Bertrand n'est plus !  Celui qui installait ses treteaux sous le Marché Couvert de Jaligny..pour jouer du Fallet...en présence de l'auteur qui s'impatientant demanda " Alors..envoyez le le vieau !!! "

Je me souviens des vieux de la vieille ..joué par 2  vieux gars du Donjon  ou de Jaligny- Chavroches...Guy Coulon...Jean Chatard

Conseiller theâtre à " Jeunesse et sports" ...sa troupe révela bien des talents qui se sont révélés plus tard dans leur salle de classe !

Merci à ce réalisateur anonyme d'avoir filmé tout celà..comprenant la grande qualité de l'interprétation ..de la mise en scène ...

Jaligwood n'est pas Hollygny  mais ...pas loin ces soirs d'été .

Pas de trace sur interrnet de ces comédiens de passage...comme si leur passage n'avait servi à rien !

Merci  Jean-Louis ...Repose toi bien ...un grand merci.

 L'atelier Bule continu    http://www.theatrebule.fr/

L'atelier BULE continue  ....Chantal BISLINSKI...Jan SIUTKOWSKI...Eric POUYET

jeudi, novembre 03, 2011

Au chevet des forêts de l'Allier>>>JT 13 h 00 sur TF1

vendredi, septembre 23, 2011

Louis Collet-Varennes sur Allier-

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Juste parmi les Nations

Louis Collet


Dossier Yad Vashem : 9536
Remise de la médaille de Juste : 25/05/2003
Sauvetage : Varennes-sur-Allier 03150 - Allier
Profession: Maire de Varennes-sur-Allier
Date de naissance: 1875-1956
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Louis-Collet
Antoine-Louis Collet
source photo : Coll. Hélène Vallat-Collet
crédit photo : D.R.
Notice
Antoine-Louis Collet*, est né à Varenne en 1875.
Son père est ébéniste et dès l'âge de 16 ans Louis Collet* travaille dans la petite industrie de meubles qu'il avait créée.

Il devient maire de Varennes-sur-Allier en avril 1941 et restera à la tête de la commune jusqu'en septembre 1944.

Il se dévoua avec Maurice Turlin pour accueillir les réfugiés qui arrivaient du Nord. En effet, Varennes-sur-Allier était la première ville importante une fois la ligne de démarcation franchie.
Il accueille également une quarantaine de Juifs et leur apporte son aide pour échapper aux rafles des nazis ou de la milice et n'apposa aucun tampon "Juif" sur les cartes d'identité de ses protégés et remis des faux-papiers aux Juifs et aux maquisards.
Il a ainsi sauvé les familles Louis Dreyfuss, Gapp, E. Furtos, Salomon Kahn, Lintermans Kinsch, Lersmon, Génin, Abjuszy et Blumenthal.

Dès 1941, il cacha dans ses magasins de Varennes les marchandises des négociants juifs, comme celles de l'entreprise Brille de Strasbourg.

Varenne a donné son nom à une allée de la ville.

vendredi, mai 20, 2011

Denréees (sic) spécialités bourbonnaises et d'Auvergne à Nantes

Marché de la Petite Hollande- Fromages et spécialités -Xavier Daviaud-


"L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération"

Jean -Paul Geai...fin connaisseur du Val de Besbre et des médias .... rédacteur en chef de "Que Choisir ?"

Celine BARDET dans Ouest France -20 mai 2011 et sur France INter

mercredi, mai 18, 2011

23 rue de la Flèche-teinturerie LAURENT

Je me souviens...en face les chaussures Verdier..qui vendaient des Bally  Moulins.

mais nous allions aussi chez Labasse ... Rue Regemortes...et les Tissus Prat  rue Datas.


Envoyez moi vos prospectus !!!

jeudi, avril 21, 2011

Delphine Pinassa >>>Elle succède à Martine Kahane à la tête du CNCS

"Je connais Delphine depuis son arrivée à l'opéra de Paris où elle était ma collaboratrice, raconte-t-elle. C'était à la fin des années 80. Nous formions une équipe insolente et volontariste, comme les corsaires du Roi, prenant des risques pour avoir des résultats. C'est quelqu'un qui a du courage, apprend tout le temps et a le sens du rire. Elle a un charme fou. Elle connaît autant le théâtre que la mode, ce qui est un profil rare. J'ai toujours su qu'elle était faite pour monter des projets. Vous pouvez l'envoyer n'importe où dans le monde, vous n'aurez d'elle que des compliments tant comme personne humaine que comme spécialiste du costume."   Martine Kahane

dimanche, avril 10, 2011

Bonjour Roland Dhordain....ancien Eclaireur de France

Roland Dhordain...ssur site de France Inter
1924
Passionné, cultivé, fin politique mais avant tout journaliste, Roland Dhordain était un homme entier, exigeant, toujours ouvert sur le monde de demain.
Roland Dhordain commence sa carrière professionnelle en tant qu’instituteur (1943-1947), en service détaché aux Eclaireurs de France dont il dirige le service de presse, fonction qui le conduit à la Radiodiffusion Française (RDF) pour présenter « L’appel scout », sur Paris Inter en 1948. Il créé « La République des jeunes », où les moins de 15 ans animent eux-mêmes leur émission.
En 1952, Roland Dhordain rejoint Pierre Desgraupes comme reporter au journal parlé de « Paris vous parle » et en devient rédacteur en chef en 1957.
Il est responsable des opérations exceptionnelles de Paris Inter en 1959 et créé les émissions destinées aux automobilistes et aux routiers, « Route de nuit et Route en direct ».

En 1962, il est chargé du dossier de la réforme des programmes de la Radio Télévision Française (RTF) qui conduira à la création de France Inter, France Culture et France Musique. Il est nommé conseiller du directeur général de la RTF puis de l’ORTF pour appliquer cette réforme. Parallèlement, il créé les dix premiers journaux télévisés régionaux en tant que délégué aux stations régionales.

En 1963, il devient directeur adjoint de la radiodiffusion et dirige, à ce titre, France Inter avant de devenir directeur de la radiodiffusion en 1968.
Aux côtés de Jean Garretto et Pierre Codou, il crée Fip en 1971 avant de devenir directeur de la première chaîne de télévision en 1972.

En 1981, il créé Radio Mont-Blanc, « la radio la plus haute d’Europe ».
Roland Dhordain revient à France Inter comme producteur en 1983 avant de créer en 1986, une fois de plus en pionnier, les émissions européennes « L’Europe au réveil » sur France Inter, puis « Carnet d’Europe » sur France Info.

En 1990, il consacre une émission à la « reconquête du monde rural par les ruraux », « La France retrouvée », qu’il étend à l’Europe en 1996 : « C’est en France, c’est en Europe », tout en reprenant l’émission « Les Enfants d’Inter », lancée en 1993, sous le titre « France Inter, c’est classe. »

Roland Dhordain fut vice-président de la Commission des programmes de l’union européenne de radiotélévision (UER) pendant dix ans puis président de la Communauté des Radios Publiques de Langue Française (CRPLF).

Tout au long de sa carrière, Roland Dhordain s’est attaché à découvrir et à mettre à l’antenne de nouveaux talents, parmi lesquels : Jacques Chancel, José Artur, Pierre Bouteiller, Gérard Sire ou Annick Beauchamps (Madame Inter).

Il est également l’auteur du « Roman de la Radio » (1983, Ed. La Table ronde).

mercredi, avril 06, 2011

Marc Deschamps à la tête du Crédit Agricole Centre France

Marc Deschamps à la tête du Crédit Agricole Centre France

C'est un Auvergnat pur jus qui vient de reprendre les rênes du Crédit Agricole Centre France, à Clermont-Ferrand. Marc Deschamps , 58 ans, remplace Bernard Lolliot, qui a fait valoir ses droits à la retraite.
Né à Bessay-sur-Allier (Allier), cet ingénieur agricole diplômé de de l’ISA (Institut supérieur agricole) de Beauvais et de l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) de Clermont-Ferrand est un pur "produit" Crédit Agricole. Marc Deschamps a fait tout sa carrière au sein de cette banque.
Entré en 1977 au Crédit Agricole de la Nièvre, il y occupe diverses responsabilités avant de devenir à 38 ans Directeur Général Adjoint au Crédit Agricole du Cher, puis des Caisses de l’Yonne et de la Côte d’Or.
De 1995 à 2003, il était Directeur Général Adjoint chargé du Fonctionnement au Crédit Agricole Alpes Provence. Le 1er mai 2003, il prend ses fonctions de Directeur Général de la Caisse régionale du Calvados. Dans le cadre du processus de rapprochement avec le Crédit Agricole Normand, il est nommé Directeur Général le 1er janvier 2004.
Marc Deschamps est administrateur de LCL, de Crédit Agricole Leasing et Factoring, de l’Ifcam, etc. Il est conseiller au Conseil Economique et Social régional, membre de la chambre de Commerce et d’Industrie de Caen et chevalier du Mérite Agricole.
Il occupait, depuis 2004, le poste de directeur général de la Caisse régionale de Normandie. A l’âge de 58 ans, il prend donc les rênes de la Caisse régionale Centre France, qui couvre cinq départements : l’Allier - dont il est originaire -, le Cantal, la Corrèze, la Creuse et le Puy-de-Dôme.

jeudi, mars 17, 2011

Elixir d'amour de DONIZETTI à Nice

mardi, mars 15, 2011

5ème Eurosolexine >> Solex bourbonnais...une pensée pour Roger Moreau

5ème Eurosolexine : Les 23 et 24 avril à Yzeure

Photo
 
Cela fait 5 ans qu'existe l'Eurosolexine, l'un des plus grands rassemblements de VeloSolex en Europe. Organisé par les Pétochons du Bourbonnais, ce meeting permet d'admirer de beaux Solex, de trouver des pièces rares, de participer à une balade, dans la joie et la bonne humeur.
M.a.j. : 11-03-2011
 
 

Les 23 et 24 avril prochains, la petite commune d'Yzeure, dans l'Allier, résonnera du stridulement des VeloSolex. Pour sa 5ème édition, l'Eurosolexine promet une ambiance plus chaleureuse que jamais avec l'un des plus importants rassemblements de VeloSolex recensé à ce jour en Europe. Au moins 300 Solex devraient être présents.
Le temps d'un week-end, les participants pourront participer à une balade en ville et sur les routes du Bourbonnais. L'organisation prévoit également une brocante pour chiner de belles pièces, une exposition des plus beaux VeloSolex et un concours de démontage. La ville d'Yzeure prendra à sa charge un apéritif pour tous les participants.
Infos :www.eurosolexine.eu ou 04 70 20 88 30
Par Christophe Le Mao

lundi, mars 14, 2011

Voyage au coeur de la haute couture du charolais....

 

Chez les Livrozet, on est chevillard de père en fils dans l'Allier. Depuis plus de vingt ans, Jean-Luc entretient la tradition familiale, celle du commerce de viandes d'exception. Voyage au coeur de la haute couture du charolais.

Le rendez-vous est immuable. Indéboulonnable. 152 ans que ça dure. Quinze jours avant Pâques, Varennes-sur-Allier devient, le temps d’un week-end, la Mecque du charolais de boucherie. Sous le marché couvert, transformé en foirail géant, l’aristocratie des éleveurs de la race promène fièrement ses plus beaux spécimens dans l’espoir de décrocher les prestigieux prix. Le Sésame indispensable pour vendre au prix fort ses bêtes de concours aux bouchers, négociants et autres acheteurs argentés de grandes surfaces qui accourent de toute la France.

« Le filet de boeuf
est à 139,90 euros le kilo,
le rosbif à 126,90… »

En ce samedi matin nuageux, au fond de la halle, parqués derrière de grosses barrières en aluminium, une cinquantaine d’hommes en blouses multicolores s’activent autour de bovins à manier avec des pincettes. Au milieu, un moustachu, cheveux noirs plaqués en arrière et fines lunettes, Jean-Luc Livrozet navigue. À la fois inquiet et décidé.

Un petit carnet à la main, il scrute le postérieur hypertrophié des vedettes du jour, les fameux « culards ». Échange discrètement quelques mots en passant avec les autres membres du jury, dont certains sont aussi les plus gros acheteurs du jour, donc ses principaux concurrents, et les éleveurs qui sont, eux, vendeurs. Un petit jeu d’influence, où, mine de rien, les transactions se négocient, indéchiffrable pour le néophyte.

Le gérant de Charolais noblesse, entreprise de négoce basée à Vichy, occupe une place à part dans la nomenklatura de cette race à viande prisée des gourmets. « Il ne vend que des produits d’exception. C’est de la haute couture », glisse-t-on dans le milieu dans un élan d’unanimité. Si tel Obélix, il est tombé petit dans la marmite au point d’être un pilier du concours depuis plus de vingt ans, Jean-Luc, comme tout le monde l’appelle ici, n’en mène pas large. Un boucher de Pont-Saint-Esprit dans le Gard, en route pour l’Allier et avec qui il communique par téléphone, lui a donné pour mission d’acheter le super prix d’honneur.

Or, le cru 2010 s’annonce hors normes, à tous les niveaux, surtout pécuniaire. « Cette année, le concours sort vraiment de l’ordinaire. » Depuis plusieurs jours, celui qui est aussi le président d’Interbev Auvergne a jeté son dévolu sur une génisse de la famille Rimoux. « Je suis allé en repérage cette semaine à l’étable. Je n’ai jamais vu une bête pareille. Enfin, je peux toujours me tromper », lâche-t-il, prudent, à l’approche du verdict.

Il sera vite rassuré. À l’unanimité moins une voix, sous un tombereau d’applaudissements, l’affaire est pliée. Le super prix d’honneur est décroché haut la main. « Maintenant, ça va me coûter cher. Bon, je me suis déjà positionné dessus. Mais je ne suis plus le seul sur le coup. On en est à 13.000 euros, des proportions jamais atteintes. »

Finalement, après un ultime échange éclair, les anciennes et fructueuses relations avec les Rimoux lui permettent d’enlever la vente pour 12.000 euros. Un record. « Acheter le super prix, c’est une question de prestige. Malgré le tarif, je crois que si je ne l’avais pas fait, mon boucher aurait été vexé. »

L’intéressé, José Muela, petit brun nerveux à la peau mate et à l’accent chantant, finit par arriver. Heureux comme un gosse, pas perturbé pour deux sous par l’épaisseur du chèque à signer. Direction L’Abreuvoir, le bien nommé bar du marché couvert, où le champagne, tradition du cru, coule à flots.

Abattue à Vichy, la bête (650 kg de viande) a été mise en vente à Pont-Saint-Esprit pour Pâques. À quel prix ? « Je n’ai pas augmenté mes tarifs depuis trois ans. Le filet de b?uf est à 139,90 euros le kilo et le rosbif à 126,90 », avoue, sans ciller, le boucher gardois, sous les regards ébahis. « Bon, à ce prix-là, c’est sûr qu’il ne mange pas d’argent. Mais le consommateur n’a pas intérêt à oublier le rôti au four », éclate de rire Jean-Luc Livrozet. Lui qui dit souvent : « Dans le prix d’une bête, il y a le prix de la viande, mais aussi de l’amitié. »

mercredi, février 23, 2011

Lucenay la Vallée : Pierre de Belleperche né à Gennetines (Allier)

PIERRE II DE BELLEPERCHE (1306-1308)
 Né de parents pauvres à Lucenay en Valet, aujourd’hui dépendant de la commune de Gennetines (Allier) et près du château­fort de Belleperche, il se distingua par ses grandes qualités et sa vaste érudition, et parvint aux premières dignités du royaume. Élève de Jacques de Ravigny, professeur de droit à Orléans, il sut si bien marcher sur les traces de ce professeur célèbre, qu’il devint lui-même régent en droit civil dans la même université. Il s’appliqua principalement alors à résoudre les doutes que la lecture des auteurs qui ont écrit sur cette science peut occasionner, et, pour arriver à ce but, il composa un glossaire sur le code dont on se servait à Orléans, au XIVe siècle, pour former les nouveaux légistes. En un mot, sa réputation fut si grande, qu’on l’appelait communément le père des savants jurisconsultes de son siècle, et que le fameux Barthole, qui vivait cinquante ans plus tard, avait la plus profonde estime pour ses ouvrages. Pierre devint ensuite conseiller au parlement de Paris, chanoine de Chartres, clerc de la chapelle du roi Philippe le Bel, trésorier de Saint-Frambaud de Senlis et enfin doyen de Paris. Un acte de 1301, le qualifie aussi chanoine de Bourges. Vers 1296, ce prince se l’attacha particulièrement et lui confia plusieurs missions importantes. C’est ainsi que Pierre alla, en 1299, à Montreuil-sur-Mer, et en 1302, à Amiens, avec Gilles Aycelin de Montaigut, archevêque de Narbonne, pour négocier la paix entre les deux rois d’Angleterre et de France. En 1304, Philippe le Bel le chargea d’aller complimenter Benoît XI sur son exaltation et de lui recommander le royaume et l’Eglise de France. Des chartes conservées aux archives impériales et la Vie du pape Clément V, écrite par le chanoine Jean de Saint-Victor, lui donnent en 1305 le titre de doyen de l’Eglise de Paris, et constatent que, dès cette époque, il avait la mission de traiter avec Louis de Villars, archevêque ,de Lyon, relativement aux droits du roi sur cette ville et sur son comté. Cette négociation ne fut terminée qu’en décembre 1307, à Pontoise. Dans l’intervalle, Pierre de Belleperche avait succédé à Pierre de Mornay sur le siége épiscopal d’Auxerre.
Quelques difficultés s’élevèrent quand il fut question de donner un successeur à ce dernier prélat. C’est ce qui fit qu’à la prière de Philippe le Bel, le pape Clément V se réserva la provision à cet évêché, et y nomma, le 21 septembre 1306, Pierre de Belleperche. Celui-ci fut installé en présence du roi qui, pour cette fois, dispensa de leur obligation les quatre barons qui avaient coutume de porter le nouvel évêque.
La dignité de chancelier de France et de garde des sceaux dont il fut revêtu au mois d’octobre suivant, ne permit pas à Pierre de résider avec exactitude dans son diocèse. On ne connaît, de son épiscopat, que la profession ordinaire qu’il fit à Sens en qualité de suffragant, et l’union de la chapelle de Saint-Germain à l’écolâtrerie. Cette chapelle était dans la cathédrale; il en investit Guillaume de la Rive, alors écolâtre ou pénitencier, par la tradition de son anneau pastoral, et le titre de cette réu­nion ajoute qu’il pria ensuite le sous-chantre de l’installer. L’acte est du 10 juin 1307. Le consentement que le chapitre donna à cette réunion est du 23 octobre suivant.
Pierre ne survécut pas beaucoup à ces événements, car il mourut le mercredi 17janvier 1308 à Paris, où il fut inhumé dans le chœur de l’église de Notre-Dame au devant de l’aigle et sous une tombe de cuivre. C’est à tort que divers historiens, ont prétendu que Pierre de Belleperche avait été inhumé dans l’église paroissiale de Villeneuve près du château qu’il avait élevé à Belleperche, et, où il avait fondé une collégiale pour huit prêtres en faveur desquels le roi Philippe le Bel donna à Melun des lettres patentes en mars 1307.
Ses armoiries étaient : d’argent , au lion de sable.

jeudi, février 17, 2011

Jo Ann Kay McNamara-Obituaries

From the In Memoriam column of the January 2010 issue of Perspectives on History

Jo Ann Kay McNamara

Scholar of women’s and religious history

Jo Ann Kay McNamara, professor emerita of history at Hunter College, City University of New York, died on May 20, 2009, of complications from a broken shoulder. During her long career, her scholarship became renowned around the world. The culmination was the publication of her monumental book Sisters in Arms: Catholic Nuns Through Two Millennia (Harvard University Press, 1996). She is survived by a son, Edmund Clingan.
McNamara was born May 7, 1931, in Janesville, Wisconsin. The Great Depression, the New Deal, and World War II shaped her view of the world. An admirer of Franklin and Eleanor Roosevelt, she passionately believed in the Four Freedoms.
In 1950, she moved to New York City and lived there for the rest of her life. She loved the energy and culture that the city offered. She received her BA and MA from Columbia University. In 1967, she earned her PhD in medieval history under the direction of John H. Mundy. Her revised dissertation was published as Gilles Aycelin: A Servant of Two Masters (Syracuse University Press, 1973).
From 1962 to 1998, she taught at Hunter College, where she inspired countless students. She began by teaching basic surveys of ancient, medieval, and early modern European history along with some more advanced courses in ancient and medieval history. She introduced many new courses into the curriculum, including courses on European women, the history of Christianity, and the history of law. She was part of an interdisciplinary team that created Hunter’s women’s studies course and taught that course. She served Hunter on its Faculty Senate and in other capacities. In 1997, she received the Hunter College Faculty Excellence Award for Research.
She broke important new ground with three seminal articles co-written with Suzanne F. Wemple: “The Power of Women through the Family in Medieval Europe, 500–1100,” “Marriage and Divorce in the Frankish Kingdom,” and “Sanctity and Power: The Dual Pursuit of Medieval Women.” The last-named article was published in the first edition of Renate Bridenthal and Claudia Koonz’s Becoming Visible. Her research led her back to the founding of Christianity. A New Song: Celibate Women in the First Three Christian Centuries (Haworth Press, 1983) looked at the formation of women’s religious communities and their role in the early Church. She then set to work on her magnum opus.
Sisters in Arms received wide acclamation. In the New York Times Book Review, Antonia Fraser called it “a magnificent achievement.” Jaroslav Pelikan described it in the New Republic as an “extraordinary book,” and Elizabeth McNamer in the Washington Post Book World said it was “undoubtedly the definitive work on nuns.” It has appeared in Dutch, Spanish, and Italian translations. She gave lectures on this topic in settings ranging from Forsmark, Sweden, to Wellington, New Zealand.
Even as she completed the history of nuns, McNamara began to consider men’s history and how gendered history changed larger social and political structures. Delivering the keynote address at a 1990 Conference on Men in the Middle Ages at Fordham University, she suggested that the century from 1050 to 1150 marked a fundamental reordering of the gender, social, and political systems. This paper, in which she suggested that “broad social changes, complicated by the ideological struggle between celibate and married men for leadership of the Christian world, precipitated a masculine identity crisis,” was published in 1994 as part of the essay collection Medieval Masculinities, edited by Clare Lees (University of Minnesota Press), and continues to exert great influence.
In addition to her original scholarship, she was a formidable translator of French and Latin. Her translation of Pierre Riché’s Daily Life in the World of Charlemagne (University of Pennsylvania Press, 1978) was a great success. She translated the lives of many saints and, along with John E. Halborg and Gordon Whatley, published a selection of them as Sainted Women of the Dark Ages (Duke University Press, 1992). Her last published book was the translation of Simone Roux’s Daily Life in Medieval Paris (University of Pennsylvania Press, 2009).
McNamara also gave considerable service to the profession. She was part of the Coordinating Committee of Women in the Historical Profession. She was involved from the beginning in the Berkshire Conference on the History of Women, co-chairing its fifth conference with Barbara J. Harris. She served on the editorial board of the Journal of Women’s History and was the 1996 Program Committee Chair for the American Catholic Historical Association. In 1991 and 1992, she was a member of the AHA’s Program Committee, the latter year as co-chair. She also served in 1996 on the AHA’s G. Waldo Leland Prize Committee. She was a force in the New York scholarly community. She was a member of the Columbia University Seminar on Women in Society and was a founding member of two groups originally sponsored by the Institute for Research in History: Family History and Medieval Hagiography (the latter informally known as “Friends of the Saints”).
From her early days, she was a political activist. In the 1950s, she worked against nuclear weapons and for civil rights, and met Martin Luther King Jr. She would later march against wars in Vietnam and Iraq. She went to Washington to protest the results of the 2000 election, and was an outspoken critic of the George W. Bush administration.
—Edmund Clingan
Queensborough Community College CUNY
Copyright © American Historical Association

lundi, février 14, 2011

Folles journées de Nantes: with Voces 8..j'ai même vu des bourbonnais heureux là bas...



Sympas et parfaits..wonderful..soon in Souvigny festival ???

vendredi, février 11, 2011

Waiting for James Joyce-1941- Au bord de la nationale 7